• Jodi Taylor
  • Traduit de l'anglais par : Cindy Colin Kapen
  • Collection : Littérature
  • Rayon / Genre : SF / Fantastique
  • ISBN : 9782357203761
  • Pagination : 336 pages
  • Façonnage : Broché
  • Prix : 14.50 €
  • Parution : 25 octobre 2018
  • Format : 13 x 20 cm

D’écho en échos

Derrière la façade très académique de l’institut St Mary, les équipes d’historiens, de techniciens, de chercheurs ont découvert le secret du voyage dans le temps.
Ici on n’étudie pas seulement le passé, on le visite…

Dans ce deuxième tome, la jeune historienne Madeleine Maxwell et son équipe ont bien l’intention de continuer leur travail de recherche et leurs mystérieux voyages.

Ils se retrouvent ainsi projetés dans le Londres Victorien de Jack l’Éventreur. Jamais très loin de leur tasse de thé, ils deviennent les témoins volontaires du meurtre de Thomas Becket et partent même sur l’île Maurice pour tenter de sauver les derniers dodos…
Bien évidememnt, rien ne se passe jamais comme prévu et tout se complique lorsqu’un obscur ennemi décide de détruire l’institut St Mary, quitte à anéantir l’Histoire elle-même.

L'avis des lecteurs

  • Fattorius

    Les nouveaux voyages de Madeleine Maxwell dans l’histoire anglaise, entre autres !

    « D’écho en échos », tel est le titre de ce deuxième opus de la série. Le lecteur est familier de l’univers de la romancière, l’effet de surprise ne joue plus guère, il s’agit de se renouveler. Ce n’est pas tout à fait gagné, malgré quelques scènes de bravoure, qui ne font pas oublier les moments un peu longuets où Madeleine Maxwell règle (certains de) ses problèmes personnels. Reste que l’astuce des échos, ces échos cités dans le titre, n’est pas innocente: le motif apparaît une fois sous la forme d’une mauvaise blague (quand on fait un frottis à Max, il y a de l’écho), et une seconde sous une forme presque philosophique, suggérant que l’histoire est une symphonie d’échos – ce que le titre anglais d’origine (« A Symphonie Of Echoes ») dit autrement, ou mieux, que la version française. Une symphonie en neuf mouvements: amis lecteurs, vous êtes prévenus!
    Du galon, ai-je écrit plus haut? Les mots ont un sens. On conçoit bien que l’univers de St Mary, institut historique qui travaille sur les voyages dans le temps pour vérifier sur pièces ce que les documents affirment, se trouve au croisement du passé et de l’avenir. Ce croisement se retrouve dans la description de cet institut aux bâtiments vétustes et au personnel foutraque, auquel on confie cependant le matériel le plus moderne et le plus pointu pour errer dans les couloirs du temps.

    Le lecteur peut être surpris par le côté traditionnel, militaire de l’organisation hiérarchique de l’institut: si elle se fissure dans les bords, notamment lorsque l’urgence l’exige, la dynamique hiérarchique est généralement top-down, sans que les exécutants n’aient grand-chose à dire, même s’ils sont généralement plus compétents que leur propre hiérarchie, dont le métier est d’organiser le travail (pas très bien en l’espèce, ce qui est source de gags). On peut être surpris, en particulier, par la manière dont Madeleine Maxwell, dite Max, se voit imposer ses assistants, en particulier Rosie Lee – a fortiori par une assistante de direction à temps partiel, Mme Partridge, certes précieuse, mais dont les responsabilités ne sauraient aller aussi loin dans un monde normal.

    Jack l’Eventreur, Thomas Becket, Marie Stuart, l’île Maurice: à l’exception notable d’un détour du côté de Ninive et des jardins suspendus de Babylone, l’auteure explore dans « D’écho en échos » des éléments clés indissociables de l’histoire anglaise. Normal: l’histoire anglaise est riche, et la revisiter avec humour apparaît comme un délice aux ressources infinies. Cela dit, certains de ces éléments sont certes fascinants même pour des gens peu anglophiles, à l’instar de Jack l’Eventreur, rapidement liquidé en début de roman; mais d’autres, par exemple l’épisode de Thomas Becket, leur paraîtront moins proches.

    Face à ces moments graves de l’histoire anglaise, les péripéties survenues sur l’île Maurice apparaissent comme cocasses. L’enjeu consiste en effet à capturer des dodos, ou drontes, volatiles aujourd’hui disparus – si ce n’est, ailleurs que chez Jodi Taylor, dans les romans de Jasper Fforde (où ils font plock-plock). L’histoire fait dès lors figure de science alliée à l’écologie. Qu’advient-il des dodos capturés? Quelques rires pour le lecteur de « D’écho en échos », et peut-être quelque chose de sérieux dans un tome ultérieur de la série: une fois ramenés à St Mary, assez au début du livre, ces oiseaux un peu bébêtes, observés d’un œil moqueur au moment de leur capture, se font parfaitement oublier jusqu’à la fin.

    Si british que soit l’intrigue, cela dit, celle-ci est menée de manière assez consciencieuse, même si le contexte est pour le moins brindezingue. Les éventuels anachronismes sont le plus souvent justifiés, y compris par l’humour; on mettra même sur le compte de l’humour la diatribe finale contre la consommation de bière au temps de Marie Stuart: si trouble qu’elle ait été, elle était toujours plus saine que l’eau pure en ces temps reculés. Généralement, l’auteure a le souci de parer son propos d’un vernis solide de réalisme, par exemple lorsqu’il est question de décrire les vêtements que portent les historiens en goguette au temps de Marie Stuart… et les contraintes de leur port.

    J’ai évoqué la question des problèmes personnels de Max en introduction… il est vrai que l’auteure consacre pas mal de temps à décrire les relations houleuses, pétries de malentendus, entre Max et le personnage de Leon Farrell, directeur technique. C’est de l’émotion, oui, ça change des voyages dans le temps, OK, mais cela paraît long. Il y a plus de force dans les pages relatant les derniers instants de David, l’assistant handicapé de Max, même pas fichu de raconter une blague « Toc, toc, qui est là » dans tout le livre, alors qu’il est présenté comme un spécialiste du genre. Les amateurs en seront pour leurs frais…

    Les expressions de l’amour sont cependant parfois moins drôles dans « D’écho en échos », par exemple lorsque Max abandonne Marie Stuart aux mains d’un prédateur sexuel qui doit devenir son mari… Affaire à suivre? Voguant entre réalité et fiction, la romancière sème dans le deuxième roman de sa saga quelques petits cailloux qui devraient resservir dans de prochains volumes. C’est une force, dans la mesure où le lecteur désireux de savoir va vouloir se procurer la suite. Et aussi une faiblesse, puisque « D’écho en échos » apparaît un brin orphelin s’il est lu isolément.

    Et d’ailleurs, quelle est la suite? Après un ultime suspens, la dernière phrase du roman annonce la couleur: « Mesdames et messieurs, nous allons à Troie! ».

  • Sous le feuillage

    Le premier tome fut un coup de cœur, même révélation dès que j’ai reçu ce second volet entre les mains !

    je n’ai pas résisté longtemps. La première scène promet déjà des aventures incroyables et croyez-moi j’ai bien flippé. Cette première scène est tellement stressante, angoissante que j’ai cru défaillir. On retrouve Max, alias Madeleine Maxwell et ses collègues de l’Institut St Mary. On nous présente les équipes d’historiens, de techniciens, de chercheurs… chacun ayant un rôle bien défini et important pour que les voyages dans le temps dans les capsules se déroulent au mieux. Mais comme pour le premier tome, ce second tome est bourré de rebondissements et tout ne se passe pas comme prévu.

    De manière générale, j’ai trouvé ce second volet plus sombre avec une ambiance un brin déprimante… et ceci dès la première scène qui se déroule de nuit dans le Londres victorien avec Jack L’éventreur. Ca m’a bluffé et j’étais comme stupéfiée. Ca m’a vite rendu accro. D’ailleurs la suite est bourrée d’adrénaline, de stress et de peur. Côté intrigue, l’histoire suit son cours. L’institut St Mary est menacé par un ennemi qui a peu de scrupules envers l’Histoire et la manière chronologique dont les choses doivent se produire. Madeleine se retrouve directrice temporaire de l’Institut après une attaque qui a fait de nombreux dégâts. Je dois avouer qu’elle adore son boulot, qu’elle gère la situation d’une main de maître, déterminée, solide, forte et réactive. Elle est aussi très drôle et apporte beaucoup d’humour à cette série. De mon côté si j’avais adoré Léon, je l’ai trouvé un peu mou sur ce tome. Il est présent mais peu dans l’action. D’ailleurs la relation entre Max et lui va être mise à rude épreuve, l’occasion de découvrir les faiblesses et les fragilités de Madeleine. C’est la séquence touchante du roman, même si je lui préfère son intrigue de voyages spatio-temporels et les époques visitées. Cette série n’est pas faite pour la romance mais pour le suspense savamment dosé, l’action et les recherches historiques, les imprévus. J’aurais tout de même préféré qu’on reste dans le Londres victorien avec Jack l’éventreur parce que franchement ça démarrait fort mais je n’ai pas boudé mon plaisir sur la suite des évènements.

    J’ai adoré la partie de chasse aux dodos qui est tout simplement délirante. Le ton est toujours aussi prenant et addictif, le rythme intéressant et les péripéties historiques passionnantes. On navigue souvent de registres en registres passant de la science-fiction temporelle au thriller et au roman historique avec des temps plus doux de réflexions. Jodi Taylor a écrit une série foisonnante, dense et bien maîtrisée au niveau des détails, de la psychologie des personnages et de l’univers dément et canon !

    En bref, encore une très chouette lecture… pas un coup de coeur pour ce second tome bien qu’excellent mais c’est juste dû au fait que j’aurais aimé qu’on ne change pas d’époques et pour l’évolution de la relation entre Max et Léon.

  • Totaly Brune

    Quel plaisir de retrouver les compagnons de l’institut de recherche historique de St Mary !

    J’avais beaucoup aimé le premier tome et je n’ai pas été déçue par celui-ci.

    Max et ses amis vont vivre de nouvelles aventures trépidantes : un face à face avec Jack L’éventreur, préserver les derniers dodos pour ne citer que celles-ci. Les personnages gagnent en profondeur et deviennent de plus en plus attachants,, à tel point que l’on ne veut plus les quitter.
    Les scènes historiques sont toujours aussi passionnantes. L’humour est très présent, j’ai pouffé devant certaines scènes et l’émotion est également au rendez-vous.
    Vivement les prochaines aventures qui sortent début 2019 et si l’univers vous manque déjà il y a un site dédié à leurs aventures où des livres sont à gagner.
    Décidément être historien à St Mary n’a rien d’ennuyeux.

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